La Ceinture Verte de La Panne_1 FR

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Il est frappant de constater que Le Panne est la seule des 10 communes côtières à être complètement entourée de réserves naturelles, une véritable «Ceinture Verte». Cela se voit très bien sur les photos satellites telles que Google Earth. Le but a été assez difficile à atteindre. Cette situation a été expliquéedans une série d’articles dont le premier est celui-ci.

Toutes ces réserves naturelles sont très précieuses en termes de nature et méritent donc le plus haut degré de protection. Après l’Ancien Régime (c’est-à-dire après l’invasion française de 1794-95), ces sites sont devenus la possession de propriétaires privés. Mais en raison de leur valeur unique, ils ont été rachetés dans la seconde moitié du XXe siècle par différentes autorités (commune de La Panne, IWVA et Communauté flamande). Désormais cette «Ceinture Verte» est fermée et il n’y a que 3 routes qui donnent accès à la zone habitée.
C’est la raison pour laquelle la «Ceinture Verte» ne peut plus être récupérée pour une nouvelle expansion urbaine (à l’exception du Zilt (qui était une zone de construction) et du camping Zeepark (qui était une zone de loisirs, donc des maisons de week-end sont possibles). Dans le lotissement duWesthoek, il y a un arrêt des constructions sur la plus grande partie des dunes intermédiaires conformément au «Décret sur les dunes» de 1993.
Comment se fait-il que nous soyons arrivés à cette situation unique? À qui le devons-nous ? (On parle d’Edmond Rahir, Pieter Bortier, Maurice Calmeyn, Raf Versteele, etc)

Qu’en est-il du futur?

Cette nature est le plus grand atout de La Panne. C’est la base de notre tourisme actuel et futur et de notre chance.

L’ENCLAVE «KERCKEPANNE» – Histoire

Une excellente manière d’appréhender l’histoire de cette évolution est la carte de Ferraris. Cette carte, de la période 1771-1777, est la première carte d’état-major de la région commandée par les Pays-Bas autrichiens. Nulle part les maisons des dunes de la Panne ne sont répertoriées. La zone de gauche de 910 ha avec la mention «ASM» (= A Sa Majesté; Ab. Des Dunes = Abdij Ten Duinen) était donc à 100% «Ceinture Verte» (dans une autre série d’articles de DE BLIEDEMAKER, l’histoire précédente a été esquissée à partir du Âge du fer avec les différentes colonies et les différentes limites de propriété)

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Extrait de la carte de Ferraris. (ASM = à sa Majesté = l’empereur d’Autriche)
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Les dunes ont été du Moyen Âge jusque-là un paysage désolé, uniquement utile pour la chasse. Des pâturages limités et presque aucune habitation. Il n’y a certainement pas de “petits paysans des dunes” qui combinent leur pêche avec une parcelle modeste dans les dunes. L’application des droits royaux est encadrée par des «gardiens de dunes» (amende pour ceux qui lâchent du bétail sans permis, protection de la végétation des dunes dans le cadre de la défense côtière, lutte contre le braconnage…). Ces gardes de dunes abusent régulièrement de leurs droits et acceptent des passe-droits (par exemple des marchands qui se déplacent de Calais à Sluis et ne suivent pas les mauvaises routes des dunes).
Dans la 2ème moitié du 18ème siècle, la population dans toute l’Europe a fortement augmenté, provoquant des pénuries alimentaires. Alors, on constate, ci et là, de petites maisons d’argile et de bois avec un toit de chaume d’immigrants pauvres. Des tentatives ont été faites pour supprimer ces pauvres huttes construites sans autorisation sur le domaine public. On voulait surtout éviter que ces immigrants aient à compter sur une assistance financière. La première autorisation officielle de construire une maison dans les dunes fut donnée par un magistrat de Furnes à un habitant originaire d’Adinkerke en 1774. Dès ce moment, les dunes furent progressivement libérées pour être habitées.

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L’Empereur Joseph II

En 1781, l’empereur d’Autriche Joseph II visita Furnes en route pour Dunkerque. Un an plus tard, il a adressé une lettre à toutes les autorités des villes de la région côtière pour leur demander de réfléchir aux faveurs qui pourraient être accordées aux «Marins étrangers» dans l’espoir qu’ils s’installeraient ici. Cela coïncide avec la guerre d’indépendance américaine (1774-1783). Par la suite, lesnavires marchands naviguant sous pavillon autrichien neutre n’ont pas été attaqués par les corsaires anglais suite à l’entrée de Joseph II dans le “Pacte de neutralité armée”. C’est pourquoi des commerçants de France et de nombreux autres pays se sont affrétés à Nieuport ou à Ostende et se sont enregistrés ici afin d’obtenir des lettres maritimes autrichiennes (451 en 1782). Le pays a évolué dans ce sens etles autorités ont souhaité que les marins français venus travailler ici y restent en permanence. Le conseil municipal de Furnes a immédiatement répondu à ce souhait (24-12-1782) et proposé de mettre à disposition de l’empereur, à cet effet, un terrain de dunes exonéré d’impôt. Une deuxième réponse est venue de 6 notables de Furnes par une demande d’autorisation pour établir un village de pêche (une pêcherie) dans cette zone de dunes près de la paroisse d’Adynkercke. Le permis de 26«mesures» (1), en franchise de taxe sur la meunerie, sur la fourniture de charbon, sur l’égrenage et sur l’abattage du bétail pendant 30 ans, fut accordée le 23 juin 1783 et l’enclave fut dénommée « Kerckepanne » (au début aussi parfois appelé par gratitude « village de Joseph (s) »). Des pêcheurs de Ghyvelde sont venus s’installer ici dans 8 maisons probablement en bois, les «Pannereke», construites au nord de la Veurnestraat, l’actuelle Kasteelstraat et la Zeelaan. Ces maisons + 6 barges de Dunkerque et 1 de Blankenberge ont été payées par les 6 partenaires de Furnes. Très vite, les Furnois construisent 12 maisons en pierre attenantes au toit de chaume, un jardin pour une étable et un four. Lorsque l’Amérique a fait la paix en 1783, ces marins étrangers sont revenus dans leur région et la communauté a dû chercher des pêcheurs à Blankenberge. Mais apparemment, cela n’a guère aidé. Deux ans plus tard, en 1785, Joseph II a publié une ordonnance pour imposer un maillage minimum plus large pour les filets de pêche afin de les protéger de la surpêche. Ce fut le glas de Kerckepanne en faveur des bateaux de pêche dans les ports qui pouvaient pêcher dans d’autres zones maritimes. Un autre handicap était que la route vers l’intérieur était très difficile. La route de Furnes était difficile à travers les dunes (pas encore deCalmeynbos) jusqu’à Adinkerke. Le canal était traversé à laLangeleedstraat puis via une route marécageuse le long du canal jusqu’à Furnes. (itinéraire en rouge ci-dessous). Seuls Dunkerque et Nieuport étaient facilement accessibles via la plage.

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À la suite d’un lobbying antérieur de la communauté, 5 ans après la fondation de l’enclave, à savoir en 1788, une route entièrement nouvelle, la Pannekalsijde, de Furnes à Kerckepanne, fut construite aux frais de la châtellenie, dans le prolongement de la nouvelle route Ypres-Furnes. (voiritinéraire en vert ci-dessus). Malheureusement, c’était trop tard pour sauver la résurgence de la pêche. Les 18 petites maisons + l’auberge «In Joseph-Dorp» + la maison de l’aubergiste + 6 grandes maisons de l’enclave des pêcheurs sont rapidement dépeuplées, d’autant qu’elles n’appartiennent ni à Adinkerke ni à Furnes. En conséquence, les familles de pêcheurs dans le besoin n’ont nulle part où frapper pour obtenir de l’aide.
La communauté est dissoute en 1789 après avoir donnéplusieurs terres en fermage (Cense).
En 1789, l’évêque d’Ypres réunit le hameau avec la paroisse d’Adinkerke (il n’y a pas encore de chapelle à Kerckepanne, et l’aspect spirituel devait de toute façon être pris en charge!).
Avec la domination française en 1794 (5 ans après la Révolution française), la République française devient propriétaire de cette zone de dunes. (Département de la Lys)
Enfin le 15 janvier 1799: (26 ans APRÈS la fondation) le hameau est transféré administrativement à Adinkerke.

Pour plus d’explications >>>
L’histoire de Kerckepanne Lire>>>

Nous donnons la parole à un étranger qui, en 1787, consacra un essai à la population de pêcheurs vivant ici; cette note mélodramatique a pour titre : «Les patriotes hollandais en transit vers la France». On y apprend:

«… Le trajet de Bruxelles à Dunkerque dure une dizaine d’heures. Une bonne route mène au village d’Adinkerke, également appelé Kerckepanne par les habitants.
C’est principalement le lieu de résidence de pêcheurs, qui sont loin de vivre une vie aisée et somptueuse. De là, la route mène à travers les dunes jusqu’à la plage, où le parcours se dirige vers Dunkerque. Sur le chemin, derrière les dunes, il y a quelques hameaux et villages de pêcheurs qui, dans la dureté et la morosité, présentent des scènes de besoin et de misère. Je souhaitais rendre visite à certains de ces habitants, mais chaque pas m’a fermé le cœur. Si c’était mon destin de vivre ici parmi ces tas de sable stériles, je prierais chaque jour avec ferveur pour la mort. Les habitants, cependant, ont l’air heureux, en bonne santé et satisfaits. Sur la plage, vous pouvez voir aussi plusieurs épaves de navires échoués. Un vieux pêcheur qui était encore sur la plage me raconta qu’il y a une trentaine d’années, un bateau s’était échoué ici, sur lequel se trouvait un jeune homme fiancé à une jeune fille d’un village non loin d’ici. Pendant la tempête, la fille rejoignit la plage, elle vit arriver le bateau, se débattant et se brisant; elle se précipita vers les malheureux qui s’échouèrent. Le dernier qu’elle aperçut a été son fiancé. Un choc soudain lui vint, si bien qu’elle tomba morte sur le corps…
».
La commune comptait 454 habitants à cette époque. Le roman«Bella Stock», qu’écrivit ici Hendrik Conscience, est consacré à la période de la Révolution française, il est difficile de déterminer si c’est poésie ou vérité; le thème est l’amour d’une pêcheuse de La Panne pour un noble français qui a fui. Ce livre décrit en détail à quel point la vie des pêcheurs était pauvre. Le livre complet peut être lu sur GOOGLE BOOKS >>>>

Description scientifique approfondie de l’histoire ci-dessus dans le livre «Écrit dans le sable» de Hans Berquin. Pour en savoir plus>>>

(1) « Mesures »
Dans chaque châtellenie, cette unité de surface était définie différemment. Pour celle de Veurne-Ambacht, c’est une superficie de 4544,3 m². Ainsi sur le plan au sol de la partie cultivée du «Kerckepanne» de 26 mesures, selon P. Becqué, échevin de Furnes, la surface est de 26 x 4544,3 = 11,81 ha (voir la suite dans DE BLIEDEMAKER). Après la dissolution de la communauté, Pieter Becqué a fait mesurer le terrain qui était alors utilisé. Il a établi que 31 mesures au nord de la route et 9 mesures au sud de la route étaient habitées ou construites. La superficie a donc été augmentée à 40 mètres ou 18,17 ha.

Vertaling door Michel Piérart

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_________________  Table des Matières__________Suite>>>

Over DE BLIEDEMAKER

"Teruggespoelde" echte Pannenoar sinds 1993. Vroeger burgerlijk ingenieur bij ELECTRABEL, nu zelfstandig natuurgids. Het e-mail krantje DE BLIEDEMAKER is gestart in september 2005
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Een reactie op La Ceinture Verte de La Panne_1 FR

  1. Etienne Larock zegt:

    Op het einde van het jaar wil ik u bedanken voor uw interessante informatieve berichtgeving. We wensen u een 2021 met een goede gezondheid en nog vele boeiende positieve ervaringen.

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